Radio Cargo

Email Thomas Pfaff

« Du son n’importe où, n’importe quand avec n’importe qui »

L’un est un rêveur. L’autre est un pragmatique. L’un vient de la house, et l’autre, de la techno. Peu de choses semblaient pouvoir réunir Dan et Jay. Sauf, peut-être, leur passion commune : la musique. C’est finalement en travaillant ensemble que les deux DJs ont découvert leur complémentarité, et ont appris à s’affranchir de leurs complexes. Passer du Mylène Farmer et un artiste obscur signé sur un label inconnu ? Aucun problème pour le duo d’artistes qui combat férocement l’élitisme culturel, vu comme un ennemi de la créativité. 

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais c’était sans compter sur la passion de Jay pour le bricolage. Lors d’un festival en 2021, ce dernier innove un premier système son à l’aide de batteries recyclées transportées sur un vélo cargo. L’histoire est en marche.

Le duo se met alors à sillonner la capitale et son concept de fête sauvage, à une époque où les gens n’ont qu’une envie : danser. Très vite, le téléphone n’arrête plus de vibrer, et le duo passe de soirées en soirées, avant de décider de s’installer directement sur les quais de Seine, et ramener l’esprit des « free-parties » au cœur de Paris. Des open air qui, inaugurées en mars 2022, réunissent rapidement des milliers de personnes, et fédèrent une communauté grandissante sur les réseaux en un temps record (40 000 followers en 6 mois sur Instagram et 18 000 sur TikTok). Le concept plaît, le concept marche. Une fête Radio Cargo, ce sont autant de curieux que d’adeptes, de jeunes que de vieux, de puristes que de néophytes, prévenus au maximum 24 heures avant le début de l’événement. Tout le monde est le bienvenu. Radio Cargo naît de la frustration qu’ont beaucoup de gens dans le milieu de la fête à Paris, devenue trop élitiste ou onéreuse. Pour casser ces codes, ils se donnent le droit d’organiser des open air dans la capitale, pour rompre avec un problème évident d’accès à la culture et à la fête.

Cet automne, le groupe pose son vélo et son système son pour travailler sur un premier EP, Du Son N’importe Où, Vol. I, conçu comme une carte de visite, un avant-goût des soirées Radio Cargo, pour celles et ceux qui ne les connaissent pas encore. Dan et Jay y incorporent leurs deux grandes amours : la house du début des années 90, et la trance de la fin de la même décennie. La suite reste à écrire.